Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont annoncé que l'alemtuzumab, un médicament développé à l'origine pour traiter la leucémie, peut stopper voire inverser les effets débilitants de la sclérose en plaques
(The New England Journal of Medecine, 23/10/2008).
Au cours des essais cliniques, ce médicament a réduit le nombre d'attaques chez les malades et leur a aussi permis de récupérer des fonctions
perdues, en permettant apparemment au tissu cérébral de se réparer.
La sclérose en plaques est une maladie incurable du système nerveux central qui touche 2,5 millions de personnes dans le monde. Cette
infection inflammatoire provoque la destruction de la myéline, une substance entourant les nerfs et assurant la transmission rapide de l'influx nerveux. Elle conduit à des handicaps plus ou moins
lourds, notamment des pertes de vision, de mobilité ou encore des troubles cognitifs.
Un enseignant du département de neurosciences cliniques de Cambridge, le Dr Alasdair Coles, ayant coordonné une partie de l'étude, a affirmé
qu’il était en présence d'un médicament qui, s'il est administré suffisamment tôt, pourrait efficacement stopper l'avancée de la maladie et également rétablir des fonctions perdues en favorisant
la reconstitution du tissu cérébral endommagé. Des travaux supplémentaires seront nécessaires pour prouver l'effet à long terme de ce traitement.
Source : LeMonde.fr |
23.10.08 |
Publié dans : Etude Clinique
-
Par Corinne
0
-
Recommander
Ce devait être la pilule miracle à 3 milliards d’euros de revenus par an pour Sanofi-Aventis, le numéro 4 mondial franco-allemand de l’industrie
pharmaceutique. Depuis hier, la vente du médicament anti-obésité Acomplia a été suspendue dans l’Union européenne et pourrait l’être dans le reste du monde pour ne jamais plus
reprendre.
C'est une recommandation des autorités sanitaires européennes (EMEA), après la confirmation, que les patients
sous Acomplia ont deux fois plus de risques de souffrir de troubles psychiatriques. Sanofi a mis en place une cellule de crise pour informer les patients et les médecins.
Depuis juin 2007 a commencé le retrait de l’Acomplia, lorsque les autorités sanitaires américaines ont refusé
de l’autoriser pour les mêmes motifs. L'Acomplia n'a produit sur les neuf premiers mois de 2008 que 81 millions d’euros de recettes. Prescrit à des
patients à la fois obèses et diabétiques, l'Acomplia n'a jamais été utilisé pour le sevrage tabagique comme l’espérait le laboratoire.
Source: www.liberation.fr du 24 oct 2008
La gastroentérite touche chaque année 300 000 enfants (surtout les moins de 2 ans). Elles entraînent une dizaine de décès et 18 000 hospitalisations
d’enfants. C’est un virus particulièrement virulent en hiver qui touche aussi bien les grands comme les petits. Chez les nourrissons, les « gastros » sont spectaculaires et
préoccupantes, les principaux symptômes sont les vomissements, la diarrhée, la fièvre et les maux de ventre.
Depuis mai 2007, une vaste campagne de vaccination gratuite a été mise en place à Brest pour la « gastro ». Elle concerne les nourrissons et elle se
déroule en 3 étapes : une première dose de vaccin est administrée entre la 6ème et 12ème semaines de vie, la deuxième dose est à 3 mois et la dernière à 4 mois.
RotaTeq est un vaccin de chez Sanofi-Pasteur qui se présente sous forme de solution à administrer par voie orale, contenant plusieurs souches de Rotavirus. Presque
tous les enfants sont infectés par le Rotavirus, cela entraîne dans certains cas la gastrœntérite. Chez l’adulte, la contamination est sans symptôme.
Cette campagne lancée au CHU de Brest concerne déjà 3 000 nourrissons. Le vaccin coûte habituellement très cher (150 €) aux familles.
On observe déjà une baisse de la moyenne d’âge des enfants hospitalisés, passant de 20 à 15 mois. Le risque de contracter la gastro « nosocomiale »
(c’est-à-dire contractée au sein de l’hôpital) pour un enfant hospitalisé pour une autre maladie a diminué.
Source : Ouest-France du Mardi 7 octobre 2008
Publié dans : Vaccin
-
Par Elodie, Mickaël
0
-
Recommander
Un essai clinique est composée de quatre phases :
- Etudes de
phase 1 : Etudes de la première administration chez l’homme (volontaires sains). Elles permettent d’évaluer la tolérance de nouveaux
médicaments chez l’homme.
- Etudes de phase 2 : Etudes de l’efficacité pharmacologique. Elles consistent à déterminer la
dose optimale et de contrôler les effets secondaires. Cette phase fait appel à des groupes de 20 à 300 participants. Elles étudient également les moyens d'administration des médicaments, les
interactions médicamenteuses, et les effets néfastes de ces médicaments (effets latéraux, effets secondaires).
- Etudes de phase 3 : Etudes de l’efficacité thérapeutique. Elles comparent le traitement soit à
un placebo, soit à un traitement de référence. Les groupes sont de taille importante (ce sont des sujets malades). Il s'agit de programmes extrêmement onéreux, payés par les compagnies
pharmaceutiques.
AMM : Autorisation de mise sur le marché.
- Etudes de phase 4 : Après la mise sur le marché. Il s'agit du suivi à long terme d'un
traitement et de dépister des effets secondaires rares ou des complications tardives, dans des conditions d’applications réelles.
Publié dans : Généralités
-
Par Laure, Natacha
0
-
Recommander
La recherche clinique se base sur les résultats de la recherche fondamentale pour inventer et prouver l’efficacité de nouveaux traitements ou
techniques.
La première étape de la recherche clinique est appelée « recherche
préclinique ». Elle est effectuée par des laboratoires universitaires ou pharmaceutiques, sur des modèles biologiques (tests in-vitro) ou animaux (tests in-vivo).
Lorsque les chercheurs pensent avoir trouvé un traitement efficace, on passe à l’étape suivante appelée « étude
clinique », réalisée chez l’homme. Cette étude permet de découvrir ou de vérifier les effets cliniques et pharmacologiques d'un produit de recherche, ou encore d'étudier la façon
dont un produit de recherche est absorbé, distribué, métabolisé et éliminé afin d'en évaluer la sécurité ou l'efficacité. Une étude clinique peut également avoir pour but de développer ou
d’évaluer de nouveaux équipements ou de nouvelles techniques préventives, diagnostiques ou thérapeutiques.
Publié dans : Généralités
-
Par Laure, Natacha
1
-
Recommander