Des études de phase III
ont montré récemment qu’un nouveau médicament nommé Zebinix (acétate d’eslicarbazépine) a réduit de plus d’un tiers la fréquence des crises partielles au cours de la période de maintenance de 12
semaines des essais.
En plus d'un contrôle efficace des crises et d'une bonne tolérance, Zebinix offre également aux patients, une forte amélioration
de la qualité de vie et une réduction des symptômes dépressifs sur le long terme.
Ce traitement a été développé dans le but de réduire la fréquence des crises d’épilepsie partielle lorsqu’il est administré en
association avec d’autres agents épileptiques et avec un profil de tolérance favorable. Il inhibe de manière sélective les cellules nerveuses à décharge rapide responsables des crises
d'épilepsie.
Ces essais de phase III multicentriques et randomisés contrôlés par placebo ont inclus
plus de 1 000 patients de 23 pays. Les patients avaient un historique d'au moins quatre crises partielles par mois.
Pendant les essais, les patients ont été randomisés avec des dosages variés d'acétate d'eslicarbazépine ou un placebo. Après une
période de deux semaines, ils ont été évalués sur une période de maintenance de 12 semaines, avec un suivi continu sur une période d'une année.
Pendant la période de maintenance de 12 semaines, Zebinix 800 et 1200 mg en monodose quotidienne a réduit la fréquence des crises
de plus d'un tiers. Cette diminution importante de la fréquence des crises s'est maintenue pendant la période de traitement en essai ouvert d'un an.
De plus, la majorité des événements indésirables liés au traitement ont été légers ou modérés. On a constaté une amélioration
significative concernant la qualité de vie globale (inquiétude relative aux crises, bien-être émotionnel, niveau d’énergie et de fatigue et effets des médicaments).
L'épilepsie est l'une des maladies neurologiques les plus courantes, affectant près d'une
personne sur 100. Elle se caractérise par l'émission anormale de décharges électriques par les cellules nerveuses du cerveau. Dans les cas d'épilepsie partielle, ces décharges électriques sont
initialement concentrées dans des régions spécifiques du cerveau.
Jusqu'à deux tiers des patients souffrant de crises partielles, type le plus courant d’épilepsie, ne parviennent pas à contrôler leurs crises avec les médicaments existants.
Source: http://www.intelink.info/fre/actualites/sciences/0812292211_...