Les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) font parti des troubles psychiatriques et touchent 2% de la population. Les personnes atteintes sont obsédées par la
propreté, l’ordre, la symétrie,... et pour combattre leurs doutes et leurs peurs, ils effectuent des rituels de vérification, de nettoyage, de rangement. Lorsque cette névrose résiste aux
traitements usuels, qui associent thérapies comportementales et antidépresseurs, elle empêche les patients de mener une vie professionnelle, sociale ou familiale normale.
En 2002, à partir d’une étude sur les patients atteints de la maladie de Parkinson, des chercheurs de l’Inserm avaient trouvé un traitement potentiel pour les TOC
sévères. En effet deux patients avaient vu leurs toc diminuer de façon importante. Six ans après cette découverte, un essai clinique a été mené sur 16 patients atteints de TOC sévères soignés
dans 10 CHU de France par stimulation cérébrale.
La stimulation cérébrale profonde est une technique neurochirurgicale qui consiste à implanter deux électrodes dans le cerveau et à les relier à un simulateur
implanté sous la peau. Le courant électrique délivré, régule les séquences de signaux anormaux émis par le cerveau. Il a été constaté que le fait de déplacer de quelques millimètres le site de
stimulation agissait sur l’état psychique des patients. Cet essai clinique a été mené en double aveugle, huit patients atteints ont connu trois mois de stimulation active et trois mois de
placebo, les huit autres ont vécu l’inverse.
Les travaux ont été publié dans le New England Journal of Medecine du 13 Novembre 2008. Après trois mois de stimulation active, le traitement a été
efficace pour sept patients sur dix. Leurs symptômes ont été réduits de plus de 25%. Six patients sur dix ont retrouvé la capacité de mener une vie familiale ou professionnelle normale. Les
résultats sont nettement moins bons avec le placebo (amélioration pour environ un patient sur 10).
Des effets secondaires sérieux ont été relevés tel qu'une hémorragie cérébrale et des infections liées à l’implantation d’électrodes. Les chercheurs doivent encore
affiner leurs réglages et diminuer ces risques.
Source:
http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/mallet_toc_121108.html
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Par Déborah
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